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Tout savoir sur les traitements du diabète

Les différents traitements

Médicaments oraux

Les antidiabétiques oraux permettent d’adapter le métabolisme à l’état diabétique.

Les traitements par injection sont une autre voie efficace pour traiter le diabète.

L’insulinothérapie permet de traiter le diabète en apportant une insuline exogène manquante à l’organisme.

Les pompes à insuline sont un moyen efficace pour réguler la glycémie de manière autonome tout au long de la journée.

Quels sont les différents traitements du diabète ?

Le diabète est une pathologie chronique nécessitant une prise en charge rigoureuse et adaptée. Les traitements varient en fonction du type de diabète et de la situation clinique du patient. Voici une présentation détaillée des différentes options thérapeutiques disponibles.

Les antidiabétiques oraux

Les antidiabétiques oraux sont principalement utilisés dans la prise en charge du diabète de type 2. Ils regroupent plusieurs classes de médicaments, chacun ayant un mécanisme d’action spécifique.

  1. Biguanides (Metformine) : La metformine est souvent le traitement de première intention pour le diabète de type 2. Elle agit en réduisant la production de glucose par le foie et en augmentant la sensibilité des cellules à l’insuline. Bien tolérée dans l’ensemble, elle peut provoquer des troubles gastro-intestinaux, notamment en début de traitement. En cas de contre-indication à la metformine, d’autres options thérapeutiques doivent être envisagées.
  2. Sulfamides hypoglycémiants : Ces médicaments, tels que le glyburide et le glipizide, stimulent la sécrétion d’insuline par le pancréas. Ils sont efficaces mais présentent un risque accru d’hypoglycémies, surtout chez les patients âgés ou ceux ayant une insuffisance rénale. La prescription médicale est essentielle pour adapter le traitement à chaque patient.
  3. Glinides : Les glinides, comme le répaglinide, favorisent une sécrétion rapide et de courte durée d’insuline, ce qui aide à contrôler les pics hyperglycémiques postprandiaux. Leur effet est plus rapide que celui des sulfamides hypoglycémiants, mais ils partagent le même risque d’hypoglycémie. Les glinides doivent être pris au moment des repas pour maximiser leur efficacité.
  4. Inhibiteurs des alpha-glucosidases : Ces médicaments, comme l’acarbose, retardent la digestion des glucides dans l’intestin, réduisant ainsi l’absorption du glucose et les pics glycémiques postprandiaux. Ils peuvent provoquer des flatulences et des diarrhées. L’inhibition de l’enzyme de conversion des glucides est cruciale pour leur efficacité.
  5. Inhibiteurs de la dipeptidyl peptidase-4 (DPP-4) : Les inhibiteurs de la DPP-4, comme la sitagliptine, augmentent les niveaux d’incrétines, hormones qui stimulent la sécrétion d’insuline en réponse aux repas. Ils sont bien tolérés et présentent un faible risque d’hypoglycémie.

Les médicaments injectables pour le diabète

Certains patients nécessitent des traitements injectables pour mieux contrôler leur glycémie.

  1. Incrétinomimétiques (analogues du GLP-1) : Ces médicaments, comme le liraglutide, augmentent la sécrétion d’insuline, inhibent la sécrétion de glucagon, ralentissent la vidange gastrique et réduisent l’appétit. Ils favorisent également la perte de poids, ce qui est un avantage pour les patients en surpoids ou obèses. Les effets secondaires incluent des troubles gastro-intestinaux. Les analogues du GLP-1 imitent l’action des incrétines naturelles dans l’organisme.
  2. Insulines : L’insulinothérapie est la pierre angulaire du traitement du diabète de type 1 et est également utilisée dans le diabète de type 2 avancé. Les insulines diffèrent par leur rapidité et leur durée d’action. Il existe des insulines rapides, intermédiaires et lentes, chacune ayant des indications spécifiques selon le profil glycémique du patient. Les principaux effets indésirables sont les hypoglycémies et la prise de poids.

L’insulinothérapie

L’insulinothérapie est essentielle pour tous les patients atteints de diabète de type 1 et pour certains patients atteints de diabète de type 2 lorsque les antidiabétiques oraux ne suffisent plus.

  • Insuline rapide : Utilisée pour contrôler les pics de glycémie postprandiaux. Les insulines rapides, telles que l’insuline lispro et l’insuline aspart, ont une action rapide et de courte durée, permettant une gestion précise des variations glycémiques après les repas.
  • Insuline intermédiaire et lente : Utilisée pour maintenir une glycémie basale stable. L’insuline NPH est un exemple d’insuline intermédiaire, tandis que l’insuline glargine et l’insuline détémir sont des exemples d’insulines lentes, ayant une durée d’action prolongée.

L’insulinothérapie nécessite une surveillance régulière de la glycémie pour ajuster les doses et prévenir les épisodes d’hypoglycémie.

La pompe à insuline

La pompe à insuline est un dispositif électronique qui administre de l’insuline en continu tout au long de la journée. Elle est particulièrement utile pour les patients ayant des difficultés à maintenir un contrôle glycémique stable avec les injections d’insuline standard.

  • Avantages: Permet une administration précise et continue d’insuline, améliore la gestion des variations glycémiques et offre plus de flexibilité dans les habitudes de vie et les repas.
  • Indications: Principalement utilisée pour le diabète de type 1, mais peut également être indiquée pour certains patients atteints de diabète de type 2 avec un contrôle glycémique difficile.

Quelles sont les spécificités du traitement du diabète de type 1 ?

Le diabète de type 1 est une maladie auto-immune où le système immunitaire attaque les cellules bêta du pancréas responsables de la production d’insuline. En conséquence, les patients atteints de diabète de type 1 nécessitent une insulinothérapie dès le diagnostic.

  • Insulinothérapie obligatoire : Les patients doivent injecter de l’insuline plusieurs fois par jour ou utiliser une pompe à insuline pour maintenir une glycémie stable. Les schémas d’insulinothérapie sont adaptés individuellement en fonction des besoins du patient et des variations glycémiques.
  • Surveillance glycémique fréquente : Les patients doivent surveiller leur glycémie de manière rigoureuse, souvent plusieurs fois par jour, pour ajuster les doses d’insuline et prévenir les hypoglycémies.
  • Adaptation du traitement : Le traitement doit être ajusté en fonction de divers facteurs tels que l’alimentation, l’activité physique, le stress et les maladies intercurrentes. Une consultation régulière avec le médecin est essentielle pour optimiser le traitement et maintenir un bon contrôle glycémique. La mise en placed’une surveillance rigoureuse est recommandée.

Quelles sont les spécificités du traitement du diabète de type 2 ?

Le diabète de type 2 est caractérisé par une résistance à l’insuline et une insuffisance relative de la production d’insuline. Le traitement repose sur une combinaison de modifications du mode de vie et de médicaments.

  • Modifications du mode de vie : La première étape du traitement consiste en des modifications du mode de vie, notamment une alimentation équilibrée, une activité physique régulière et une perte de poids si nécessaire. Ces mesures sont essentielles pour améliorer la sensibilité à l’insuline et contrôler la glycémie. Les personnes diabétiques doivent éviter certains aliments interdits riches en sucres rapides comme les jus de fruits sucrés.
  • Antidiabétiques oraux : Lorsque les modifications du mode de vie ne suffisent pas, des antidiabétiques oraux tels que la metformine sont prescrits. D’autres classes de médicaments peuvent être ajoutées en fonction des besoins du patient.
  • Insulinothérapie : Dans les cas avancés de diabète de type 2, l’insulinothérapie peut devenir nécessaire lorsque les antidiabétiques oraux ne suffisent plus à contrôler la glycémie.
  • Adaptation des objectifs glycémiques : Les objectifs glycémiques sont personnalisés en fonction de l’âge, des comorbidités et de l’évolution de la maladie. Un contrôle glycémique strict est important pour prévenir les complications à long terme.

Pourquoi est-il important de traiter le diabète ?

Le traitement du diabète est crucial pour prévenir les complications graves et améliorer la qualité de vie des patients. Sans traitement adéquat, le diabète peut entraîner des complications microvasculaires et macrovasculaires.

  • Complications microvasculaires : Incluent la rétinopathie (atteinte des yeux), la néphropathie (atteinte des reins) et la neuropathie (atteinte des nerfs). Ces complications peuvent entraîner une perte de vision, une insuffisance rénale et des douleurs neuropathiques.
  • Complications macrovasculaires : Incluent les maladies cardiovasculaires telles que l’infarctus du myocarde et l’accident vasculaire cérébral (AVC). Le diabète augmente le risque de ces pathologies en raison de l’hyperglycémie chronique et des troubles métaboliques associés. La consommation excessive d’alcool peut également aggraver ces risques de complications.
  • Amélioration de la qualité de vie : Un bon contrôle glycémique réduit les symptômes du diabète, prévient les hospitalisations et permet aux patients de mener une vie active et en bonne santé.
  • Prolongation de l’espérance de vie : En réduisant les risques de complications graves, le traitement du diabète contribue à prolonger l’espérance de vie des patients.

Quels sont les effets secondaires des traitements médicamenteux ?

Les traitements médicamenteux du diabète peuvent entraîner divers effets secondaires, qui varient en fonction du type de médicament utilisé.

  • Metformine : Les effets secondaires les plus courants sont les troubles gastro-intestinaux, tels que la diarrhée, les nausées et les douleurs abdominales. Ces effets sont généralement transitoires et peuvent être minimisés en commençant par une dose faible et en augmentant progressivement.
  • Sulfamides hypoglycémiants : Le principal risque est l’hypoglycémie, surtout chez les patients âgés ou ceux ayant une insuffisance rénale. D’autres effets secondaires incluent la prise de poids.
  • Glinides : Comme les sulfamides hypoglycémiants, les glinides peuvent provoquer des hypoglycémies. Ils sont également associés à une prise de poids.
  • Inhibiteurs de la DPP-4 : Ces médicaments sont généralement bien tolérés, mais peuvent provoquer des infections respiratoires et des douleurs articulaires.
  • Insulines : Les principaux effets indésirables sont les hypoglycémies et la prise de poids. Les patients peuvent également développer des réactions au site d’injection, telles que des rougeurs et des irritations.

Quelles sont les autres solutions pour lutter contre le diabète ?

En plus des traitements médicamenteux, plusieurs mesures non pharmacologiques peuvent aider à gérer le diabète et à améliorer la santé globale des patients.

  • Règles hygiéno-diététiques : Une alimentation équilibrée et variée, riche en fibres et pauvre en sucres raffinés, est essentielle pour contrôler la glycémie. La répartition des glucides tout au long de la journée et l’adoption d’un régime méditerranéen ou faible en glucides peuvent être bénéfiques. Par exemple, le pain complet est souvent recommandé pour son faible impact sur le taux de sucre.
  • Activité physique régulière : L’exercice physique améliore la sensibilité à l’insuline, aide à contrôler la glycémie et favorise la perte de poids. Il est recommandé de pratiquer au moins 150 minutes d’activité modérée à intense par semaine.
  • Perte de poids : En cas de surpoids ou d’obésité, perdre du poids peut significativement améliorer le contrôle glycémique et réduire le besoin de médicaments.
  • Sevrage tabagique : Arrêter de fumer est crucial pour réduire le risque de complications cardiovasculaires et améliorer la santé générale.
  • Gestion des dyslipidémies et de l’hypertension artérielle : Contrôler les lipides sanguins et la pression artérielle est important pour prévenir les complications cardiovasculaires et rénales.

Quand peut-on diminuer les doses de son traitement contre le diabète ?

La réduction des doses de traitement contre le diabète peut être envisagée dans certaines situations, toujours sous la supervision d’un médecin.

  • Amélioration des paramètres glycémiques : Si l’hémoglobine glyquée (HbA1c) est stable et dans les objectifs, une réduction des doses peut être envisagée.
  • Perte de poids significative : Une perte de poids importante peut améliorer la sensibilité à l’insuline et permettre une réduction des doses de médicaments.
  • Réduction des apports glucidiques : Une alimentation plus stricte en glucides peut nécessiter une adaptation des doses de médicaments pour éviter les hypoglycémies.
  • Augmentation de l’activité physique : Une activité physique accrue peut stabiliser la glycémie et permettre une réduction des doses de médicaments.

Quels sont les traitements des complications du diabète ?

Les complications du diabète nécessitent une prise en charge spécifique pour prévenir leur progression et améliorer la qualité de vie des patients.

  • Rétinopathie : La surveillance ophtalmologique régulière est essentielle. Le traitement peut inclure des séances de laser ou des injections intraoculaires pour prévenir la perte de vision.
  • Néphropathie : Un contrôle strict de la pression artérielle est crucial, souvent avec des inhibiteurs de l’enzyme de conversion (IEC) ou des antagonistes des récepteurs de l’angiotensine II (ARA II).
  • Neuropathie : Le traitement des douleurs neuropathiques peut inclure des antidépresseurs tricycliques, des anticonvulsivants ou des analgésiques.
  • Complications cardiovasculaires : Les statines sont souvent prescrites pour réduire le cholestérol, et les bêta-bloquants ou l’aspirine à faible dose peuvent être utilisés pour prévenir les événements cardiovasculaires.

Quels sont les nouveaux médicaments anti-diabétiques ?

Les avancées en pharmacologie ont introduit de nouveaux médicaments pour améliorer la gestion du diabète.

  • Inhibiteurs du co-transporteur sodium-glucose de type 2 (SGLT2) : Ces médicaments, comme la canagliflozine et la dapagliflozine, réduisent la réabsorption de glucose par les reins, augmentant ainsi son élimination dans l’urine. Ils favorisent également la perte de poids et réduisent les événements cardiovasculaires.
  • Agonistes du récepteur du GLP-1 : Ces médicaments, tels que le liraglutide et le dulaglutide, augmentent la sécrétion d’insuline, inhibent la sécrétion de glucagon et ralentissent la vidange gastrique. Ils sont associés à une perte de poids significative. La Haute Autorité de Santé recommande de nouvelles classes de médicaments en fonction de l’évolution des besoins du patient.

Vos questions

Peut-on guérir du diabète ?

  • Diabète de type 1 : Non, cette forme de diabète nécessite un traitement à vie par insulinothérapie.
  • Diabète de type 2 : Il n’y a pas de guérison définitive, mais il est possible d’obtenir une rémission avec des changements drastiques du mode de vie, notamment une alimentation stricte et une activité physique intense.

Pour faire baisser la glycémie, il est essentiel d’adopter une alimentation équilibrée, riche en fibres et pauvre en sucres rapides, d’augmenter l’activité physique régulière, de prendre les médicaments prescrits par votre médecin et de surveiller régulièrement votre glycémie.

La metformine est souvent le médicament de première ligne pour le diabète de type 2 en raison de son efficacité et de son profil de sécurité. Pour le diabète de type 1, l’insuline est indispensable et constitue le traitement de référence.

  • Diabète de type 1 : Le traitement par insulinothérapie doit être débuté dès le diagnostic.
  • Diabète de type 2 : Le traitement médicamenteux est introduit après l’échec des mesures hygiéno-diététiques. La metformine est généralement le premier médicament prescrit.

Si la metformine est contre-indiquée ou mal tolérée, d’autres options incluent les inhibiteurs des alpha-glucosidases (acarbose, miglitol), les glitazones (pioglitazone) et les inhibiteurs de la DPP-4 (sitagliptine, saxagliptine).

Un équilibre alimentaire et une activité physique régulière jouent un rôle crucial dans la gestion du diabète. Une alimentation équilibrée, riche en fibres et pauvre en sucres raffinés, aide à maintenir une glycémie stable. Par ailleurs, l’exercice physique améliore la sensibilité à l’insuline, favorise la perte de poids et contribue à un meilleur contrôle de la glycémie. Ces mesures non pharmacologiques sont souvent les premières étapes dans le traitement du diabète de type 2 et sont essentielles pour tous les patients diabétiques.

Article rédigé par Eliott Hergat, médecin et cofondateur
Dernière modification le 6 juillet 2024
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