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Le diabète de type 2

Qu’est-ce que le diabète de type 2 ?

Le diabète de type 2, aussi appelé diabète non insulino-dépendant, représente environ 90 à 92 % des cas de diabète. Il se caractérise par une hyperglycémie chronique, c’est-à-dire un excès de sucre dans le sang. Cette condition résulte d’une double anomalie : une baisse de sensibilité des cellules de l’organisme à l’action de l’insuline, connue sous le nom d’insulinorésistance, et une diminution progressive de la production d’insuline par le pancréas. Le diabète de type 2 progresse souvent de manière indolore pendant de nombreuses années, avec une période moyenne de 5 à 10 ans entre l’apparition des premières hyperglycémies et le diagnostic.

Quelle glycémie retenir pour la définition du diabète ?

La glycémie, ou concentration de glucose dans le sang, est un paramètre clé pour le diagnostic du diabète. Une glycémie normale à jeun se situe autour de 1 g/L. Le diabète est diagnostiqué si la glycémie à jeun dépasse 1,26 g/L lors de deux dosages successifs. Une glycémie de 2 g/L ou plus à tout moment de la journée, en présence de symptômes typiques comme une augmentation de la soif ou des urinations fréquentes, confirme également le diagnostic.

Quelles sont les causes du diabète de type 2 ?

Les causes du diabète de type 2 sont multiples et comprennent :

  1. Facteurs génétiques : Un risque accru existe si un ou deux parents sont diabétiques. Le risque atteint 60 à 75 % pour le second jumeau homozygote si l’un est diabétique.
  2. Surpoids et obésité : Le tissu adipeux en excès peut entraîner une résistance à l’insuline.
  3. Alimentation déséquilibrée : Une alimentation trop riche en glucides et en graisses peut accroître le risque.
  4. Sédentarité : Le manque d’activité physique contribue à la résistance à l’insuline.
  5. Facteurs démographiques : La fréquence du diabète augmente avec l’âge, surtout après 40 ans.
  6. Facteurs environnementaux : Certains médicaments, en particulier les neuroleptiques, et une flore intestinale déséquilibrée peuvent être des facteurs de risque.

Quels sont les symptômes et signes du diabète ?

Les symptômes du diabète de type 2 peuvent être subtils et inclure :

  • Soif excessive (polydipsie)
  • Urination fréquente (polyurie)
  • Augmentation de l’appétit
  • Fatigue persistante
  • Cicatrisation lente des plaies et des coupures
  • Amaigrissement inexpliqué
  • Peau sèche et infections fréquentes

Ces symptômes résultent de l’incapacité du corps à utiliser le glucose de manière efficace, ce qui entraîne des niveaux élevés de sucre dans le sang.

Quelles sont les complications et conséquences possibles ?

Le diabète de type 2 peut entraîner des complications graves après 10 à 20 ans de déséquilibre glycémique. Les complications incluent :

  • Complications cardiovasculaires : Athérosclérose, infarctus du myocarde, AVC, artérites des membres inférieurs.
  • Complications rénales : Néphropathie diabétique pouvant évoluer vers une insuffisance rénale.
  • Complications oculaires : Rétinopathies pouvant mener à la cécité.
  • Complications nerveuses : Neuropathies périphériques entraînant des douleurs et une perte de sensation, souvent aux pieds, augmentant le risque d’amputations.
  • Autres complications : Maladies hépatiques comme la stéatose non alcoolique et participation à des processus de neurodégénérescence.

Comment fait-on le diagnostic du diabète de type 2 ?

Le diagnostic du diabète de type 2 repose sur la mesure de la glycémie. Les critères incluent :

  • Glycémie à jeun : Une glycémie ≥ 1,26 g/L lors de deux dosages successifs.
  • Glycémie ≥ 2 g/L (11.1 mmol/L) à tout moment de la journée en présence de symptômes.
  • Test de tolérance au glucose : Une glycémie ≥ 2 g/L (11.1 mmol/L) deux heures après ingestion de 75g de glucose.
  • Hémoglobine glyquée (HbA1c) : Un taux de HbA1c ≥ 6,5 %.

Quels sont les traitements disponibles ?

Le traitement du diabète de type 2 vise à normaliser la glycémie et comprend :

  1. Hygiène de vie : Une activité physique régulière et une alimentation équilibrée sont fondamentales.
  2. Médicaments antidiabétiques :
    • Metformine
    • Sulfamides hypoglycémiants
    • Glinides
    • Inhibiteurs des alpha-glucosidases
    • Agonistes du récepteur du GLP1
    • Inhibiteurs DDP‑4
    • Inhibiteurs de SGTL2 (iSGTL2)
  3. Insulinothérapie : En cas de glycémie mal contrôlée, l’insuline peut être nécessaire.
  4. Chirurgie bariatrique : Pour certains patients obèses, cette intervention peut améliorer la glycémie.
  5. Nouvelles technologies : Outils de suivi connectés et plateformes numériques pour un suivi et un ajustement quotidien du traitement.

Un traitement par insuline est-il nécessaire en cas de diabète de type 2 ?

La nécessité d’un traitement par insuline pour le diabète de type 2 dépend de la gravité de la maladie et de la réponse aux autres traitements. L’insuline peut être nécessaire lorsque la glycémie ne peut être contrôlée par les médicaments antidiabétiques oraux seuls. Cela peut inclure des patients dont le pancréas a une production d’insuline très diminuée ou ceux ayant des complications sévères.

Quelle est la différence entre diabète de type 1 et 2 ?

Le diabète de type 1 est une maladie auto-immune où le système immunitaire attaque les cellules bêta du pancréas, responsables de la production d’insuline. Cela conduit à une carence absolue en insuline. En revanche, le diabète de type 2 se caractérise principalement par une insulinorésistance et une insuffisance relative en insuline. Le diabète de type 1 survient généralement chez les enfants et les jeunes adultes, tandis que le diabète de type 2 se manifeste souvent après 40 ans, bien que de plus en plus d’adultes jeunes et d’adolescents soient diagnostiqués en raison de l’obésité.

Quel dépistage est-il possible pour diagnostiquer le diabète ?

Le dépistage du diabète de type 2 peut être réalisé par :

  • Glycémie à jeun : Un test simple et courant pour mesurer les niveaux de glucose dans le sang après une période de jeûne.
  • Test de tolérance au glucose : Un test plus approfondi mesurant la réponse du corps à une charge de glucose.
  • Hémoglobine glyquée (HbA1c) : Indicateur du contrôle glycémique sur les trois derniers mois, utile pour un diagnostic et un suivi à long terme.

Quels sont les signes du diabète sur une prise de sang ?

Sur une prise de sang, les signes du diabète incluent :

  • Glycémie élevée : Une glycémie à jeun supérieure à 1,26 g/L.
  • Hémoglobine glyquée élevée : Un taux de HbA1c ≥ 6,5 %.
  • Anomalies lipidiques : Des niveaux élevés de triglycérides et de cholestérol LDL, et des niveaux bas de cholestérol HDL.

Comment la prévention peut-elle impacter le risque de diabète de type 2 ?

La prévention joue un rôle crucial dans la réduction du risque de diabète de type 2. Les mesures préventives incluent :

  • Alimentation équilibrée : Adopter une alimentation riche en fibres, en fruits, en légumes et en grains entiers.
  • Activité physique : Pratiquer au moins 30 minutes d’exercice modéré à intense par jour.
  • Surveillance régulière de la glycémie : Surtout chez les personnes de plus de 50 ans ou ayant des facteurs de risque.
  • Éducation et sensibilisation : Informer sur les risques liés au diabète et l’importance d’un mode de vie sain.

Pourquoi le diagnostic précoce du diabète de type 2 est-il crucial ?

Le diagnostic précoce du diabète de type 2 est essentiel pour prévenir les complications graves et améliorer la qualité de vie des patients. Un diagnostic précoce permet :

  • Une prise en charge rapide : Mise en place de traitements et de modifications du mode de vie.
  • Prévention des complications : Réduction du risque de maladies cardiovasculaires, rénales et nerveuses.
  • Amélioration de la qualité de vie : Gestion des symptômes et maintien d’une bonne santé globale.

Vos questions

Comment arrive le diabète de type 2 ?

Le diabète de type 2 se développe en raison d’une combinaison de facteurs génétiques et environnementaux. La résistance à l’insuline et la diminution de la production d’insuline par le pancréas sont les mécanismes sous-jacents principaux. L’obésité, une alimentation déséquilibrée, et un mode de vie sédentaire sont des facteurs de risque majeurs.

Oui, le diabète de type 2 est une maladie grave qui peut entraîner des complications sévères si elle n’est pas bien gérée. Les complications incluent des maladies cardiovasculaires, une insuffisance rénale, des problèmes de vision, et des neuropathies.

Les signes cliniques du diabète de type 2 incluent une soif excessive, des urinations fréquentes, une augmentation de l’appétit, une fatigue persistante, une cicatrisation lente des plaies, un amaigrissement inexpliqué, une peau sèche, et des infections fréquentes.

Un patient est considéré comme diabétique si la glycémie à jeun est ≥ 1,26 g/L lors de deux dosages successifs, ou si la glycémie est ≥ 2 g/L à tout moment de la journée en présence de symptômes typiques.

Pour savoir si vous avez du diabète, il est important de consulter un médecin traitant qui pourra prescrire des analyses de sang pour mesurer la glycémie et éventuellement le taux d’hémoglobine glyquée. De plus, être attentif aux symptômes typiques comme une soif excessive, des urines fréquentes, et une fatigue persistante peut indiquer la nécessité de se faire tester.

Le diabète de type 2 représente environ 90 à 92 % des cas de diabète, affectant plus de 2 millions de Français. En France, plus de 3,5 millions de personnes sont traitées par médicaments pour un diabète, et globalement, 480 millions de personnes sont atteintes dans le monde. Environ 45 % des diabétiques ne sont pas diagnostiqués, soulignant l’importance du dépistage et de la sensibilisation.

Une prévention efficace du diabète de type 2 repose sur l’adoption d’un mode de vie sain, incluant une alimentation équilibrée et une activité physique régulière. Il est également crucial de surveiller régulièrement sa glycémie, notamment chez les personnes de plus de 50 ans, et de prendre conscience des risques liés à certains médicaments.

La recherche sur le diabète de type 2 explore divers mécanismes, notamment le microbiote intestinal, les processus inflammatoires intestinaux, et l’action des incrétines. Les développements récents incluent des solutions thérapeutiques visant à rééquilibrer le microbiote et des molécules influençant l’interaction microbiote/hôte. Ces avancées promettent d’améliorer la gestion et le traitement de la maladie.

Article rédigé par Eliott Hergat, médecin et cofondateur
Dernière modification le 3 juillet 2024
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