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La glycémie à jeun

Qu’est-ce que la glycémie à jeun ?

La glycémie à jeun représente la concentration de glucose dans le sang après une période de jeûne d’au moins 8 heures. Cette mesure est cruciale pour évaluer la régulation du glucose dans le corps, un élément fondamental de notre métabolisme. Le glucose, souvent appelé « taux de sucre » dans le sang, est une source d’énergie essentielle pour les cellules. Cependant, des déséquilibres glycémiques peuvent entraîner des pathologies graves comme le diabète. La glycémie capillaire est une méthode courante utilisée pour mesurer ce taux de glucose, en particulier dans le cadre de l’autosurveillance glycémique.

À quoi sert la mesure de la glycémie sur une prise de sang ?

La mesure de la glycémie sur une prise de sang est un outil diagnostique fondamental. Elle permet de détecter des anomalies métaboliques telles que le diabète ou l’hyperglycémie modérée à jeun, également appelée prédiabète. Ce test est aussi utilisé pour surveiller l’efficacité des traitements chez les patients diabétiques et évaluer le contrôle glycémique global. En outre, il aide à prévenir les complications à long terme en ajustant les traitements en conséquence. Des examens complémentaires peuvent être nécessaires pour un diagnostic de diabète définitif, comme le dosage de la glycémie à différents moments de la journée.

Quel est le taux de glycémie normal ?

Un taux de glycémie normal à jeun se situe entre 0,70 g/L et 1,10 g/L. Cette norme peut toutefois varier légèrement selon les laboratoires et les recommandations médicales récentes. Une glycémie normale indique que le pancréas produit suffisamment d’insuline pour réguler le glucose sanguin efficacement. À noter que pendant la grossesse, des valeurs légèrement plus basses sont attendues, avec une glycémie à jeun devant être inférieure à 0,92 g/L pour éviter le risque de diabète gestationnel.

Que signifie une valeur de glycémie élevée (hyperglycémie) ?

Une valeur de glycémie élevée, ou hyperglycémie, se définit par une glycémie à jeun supérieure à 1,10 g/L. Elle peut indiquer un diabète ou un prédiabète. L’hyperglycémie peut être due à plusieurs facteurs comme une alimentation riche en glucides, un manque d’activité physique, ou encore du stress. Si elle n’est pas traitée correctement, l’hyperglycémie peut causer des symptômes tels qu’une soif intense, des mictions fréquentes, et une fatigue intense. À long terme, cela peut entraîner des complications graves comme des maladies cardiovasculaires et des lésions nerveuses. La Haute Autorité de Santé recommande des contrôles régulierspour surveiller ces niveaux.

Quelle est la norme d’une glycémie à jeun basse (hypoglycémie) ?

L’hypoglycémie se caractérise par une glycémie inférieure à 0,70 g/L. Ce niveau bas de glucose peut provoquer divers symptômes : tremblements, sensation intense de faim, sueurs froides, troubles de la concentration et même perte de conscience dans les cas sévères. Il est crucial pour les patients diabétiques sous traitement insulinique ou hypoglycémiant d’être attentifs aux signes d’hypoglycémie afin d’ajuster leur traitement en conséquence. Une hypoglycémie inférieure à ces niveaux peut nécessiter l’administration de glucagon pour rétablir rapidement les niveaux de glucose.

Pourquoi surveiller la glycémie à jeun en cas de diabète ?

Surveiller la glycémie à jeun est essentiel pour les personnes diabétiques car cela permet d’évaluer l’efficacité du traitement et d’ajuster les doses d’insuline ou autres médicaments hypoglycémiants. Un contrôle régulier aide également à prévenir les complications chroniques du diabète telles que les neuropathies et les maladies cardiovasculaires. En outre, suivre sa glycémie permet au patient de mieux comprendre comment son alimentation et son mode de vie influencent son taux de sucre sanguin. Une autosurveillance glycémique permet d’ajuster les traitements en temps réel.

Quels sont les objectifs glycémiques en cas de diabète ?

Les objectifs glycémiques pour les patients diabétiques varient selon les recommandations médicales mais généralement incluent :

  • Une glycémie à jeun comprise entre 0,80 et 1,20 g/L.
  • Une HbA1c (hémoglobine glyquée) inférieure à 7%, ce qui reflète un bon contrôle moyen sur trois mois.Ces objectifs peuvent être adaptés en fonction de l’âge du patient, de la durée du diabète et des comorbidités présentes. Atteindre ces objectifs nécessite souvent des contrôles réguliers et une autosurveillance glycémiquerigoureuse.

Quelle est la glycémie à jeun normale au cours d’une grossesse ?

Pendant la grossesse, contrôler la glycémie à jeun est crucial pour prévenir le diabète gestationnel qui peut avoir des conséquences néfastes tant pour la mère que pour l’enfant. La norme recommandée est généralement inférieure à 0,92 g/L. Un suivi rigoureux permet d’adapter l’alimentation et éventuellement instaurer un traitement afin d’éviter des complications obstétricales comme une macrosomie fœtale ou une prééclampsie. Les femmes enceintes doivent également surveiller leur glycémie post-prandiale pour assurer un bon contrôle glycémique.

Quelle est la place de la glycémie post-prandiale ?

La glycémie post-prandiale, mesurée environ deux heures après le repas, joue un rôle complémentaire dans l’évaluation du contrôle glycémique global. Cette mesure aide à comprendre comment l’alimentation influence le taux de glucose sanguin et permet d’ajuster les doses d’insuline ou les recommandations diététiques en conséquence. Une glycémie post-prandiale normale devrait idéalement être inférieure à 1,40 g/L. Elle peut être plus affectée par des facteurs comme l’âge ou la prise de certains médicaments.

Quel est le lien entre HbA1c et glycémie à jeun ?

L’HbA1c, ou hémoglobine glyquée, reflète l’équilibre moyen de la glycémie sur environ trois mois précédant le dosage. Contrairement à la mesure ponctuelle de la glycémie à jeun ou post-prandiale, l’HbA1c donne une vue d’ensemble du contrôle glycémique global du patient diabétique. Un taux élevé indique un mauvais contrôle chronique du glucose sanguin et nécessite souvent une révision du traitement. Cette mesure est particulièrement utile pour évaluer l’efficacité d’une régulation de la glycémie à long terme.

Vos questions

Quel est le taux dangereux de la glycémie ?

Un taux de glycémie dangereusement élevé (hyperglycémie sévère) est supérieur à 2 g/L (11 mmol/L), tandis qu’un taux dangereusement bas (hypoglycémie sévère) est inférieur à 0,60 g/L (3 mmol/L). Ces niveaux nécessitent une intervention médicale urgente car ils peuvent entraîner des complications aiguës comme une crise hyperosmolaire ou un coma hypoglycémique.

Le bon taux de glycémie à jeun se situe entre 0,70 g/L et 1,10 g/L pour une personne en bonne santé. Pour les patients diabétiques bien contrôlés, il convient généralement que ce taux soit maintenu entre 0,80 et 1,20 g/L.

La limite pour diagnostiquer le diabète est définie par une glycémie à jeun supérieure ou égale à 1,26 g/L lors de deux mesures distinctes ou par une HbA1c supérieure ou égale à 6.5%.

Pour éviter tout risque métabolique sérieux ou être classé comme prédiabétique voire diabétique, il ne faut pas dépasser une glycémie à jeun de 1,10 g/L.

On considère qu’une personne est diabétique lorsque sa glycémie à jeun est supérieure ou égale à 1,26 g/L lors de deux tests distincts effectués sur 2 jours.

Pour faire baisser votre glycémie, il est recommandé :

  • De suivre un régime alimentaire équilibré riche en fibres.
  • De pratiquer régulièrement une activité physique.
  • De suivre scrupuleusement le traitement prescrit par votre médecin.
  • D’éviter le stress autant que possible.
  • De contrôler régulièrement votre taux de sucre sanguin grâce aux dispositifs d’autosurveillance comme un lecteur de glycémie.

Il faut être à jeun pendant au moins 8 heures avant toute mesure de la glycémie, ceci afin d’obtenir des résultats précis et fiables permettant un diagnostic adéquat.

L’alimentation joue un rôle fondamental dans la régulation de la glycémie. Les aliments à faible indice glycémique (IG) tels que les pommes et les lentilles sont absorbés plus lentement par l’organisme, ce qui évite les pics de glycémie. À l’inverse, les aliments à IG élevé comme les frites et le pain blanc peuvent provoquer des hausses rapides de la glycémie. Il est donc conseillé de privilégier des aliments à IG bas ou moyen, tels que la patate douce ou le kiwi, et de maintenir une alimentation équilibrée riche en fibres pour une meilleure gestion de la glycémie.

Article rédigé par Eliott Hergat, médecin et cofondateur
Dernière modification le 10 juillet 2024
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